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Across the sea... A pale moon rises...

Certaines choses ne changeront jamais. Elles sont là, indélébiles, gravées dans le marbre. Le monde peut s'effondrer, les murs de la conscience se dresser, infranchissables, et le vent souffler de sa violence vengeresse, certaines choses sont là pour durer, même si elles sont loin, même si on ne peut les atteindre. Il y a toujours de l'espoir quelque part, il suffit de savoir où le chercher. Peu importe s'il est inatteignable aujourd'hui, si le ciel pèse de tous ses nuages sur le monde, plus loin, ailleurs, le soleil brille de ses mille feux flamboyants et réchauffe la terre de son aura rassurante.

Certaines choses valent la peine d'être vécues, certaines choses méritent qu'on se batte pour elles. Certaines choses méritent la colère et le dépassement de soi. Certaines encore méritent de faire pleurer. Alors, peu importe si tout semble si triste et si le monde perd la tête, peu importe si ma tête elle-même ne répond pas toujours comme il le faudrait, peu importe si les angoisses s'accumulent : certaines choses ne peuvent que faire sourire, et donner de l'espoir, à nouveau. Et puissent ces choses vivre encore longtemps dans mon coeur. Quoi que vous puissiez en penser.

... Grey ships pass into the West...
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 05:37

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 05:53

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En fait, je me rends compte... J'aime ce que je fais. J'aime écrire, lire, et jouer à des jeux vidéos. Surtout écrire. Surtout lire. Surtout réfléchir et créer. J'aime mes photos, elles me correspondent tellement. J'aime marcher dans le vent et rire au soleil. J'aime, tout simplement. Il y a tant de choses à vivre et à créer, et on ne pourra jamais en venir à bout. Je trouve cela formidablement triste, malheureusement merveilleux. C'est... Ce sont des choses qui sont en moi, en ceux que j'aime, dans le monde aussi... Une sorte d'harmonie qui pousse à progresser, à aller toujours de l'avant. A aimer. Oui, vraiment, j'aime ce que je fais/

Nota bene : Aujourd'hui, je suis contente.
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# Posté le vendredi 16 octobre 2009 11:50

Modifié le samedi 17 octobre 2009 15:26

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Feuilles mortes, jaunes sur le sol ; tapis d'or et d'espoir s'envole. Un dernier rayon de soleil, un dernier sourire. Restes de verdure, éclats déjà fanés, charivari de couleurs entrelacées. Une belle journée d'automne à s'évader par les rues. Les fenêtres semblent rire et les murs danser. Le flamboiement du ciel appelle à un dernier chant, un dernier hommage à la beauté. L'harmonie encourage au repos, à la paix du corps et de l'esprit. Appel à l'évasion, à la joie ; au silence bienheureux. L'automne saison de nostalgie et de regrets, saison d'adieux et de perles de larmes sous les sourires esquissés, d'ombres allongées et de nuages assombris. Saison douce-amère, d'une merveilleuse cruauté.

J'aimerais être personnage secondaire. J'aimerais dire l'histoire de Glorfindel, les folies de Clopin, l'enfance de Gringoire. N'est-ce pas, finalement, les personnages qui importent vraiment ? Sans eux, l'action serait impossible. Comme faire sans un Haldir comme guide, sans hôtesse pour conter ses récits, sans Madame Dutour pour haranguer un cocher ? Et le cocher lui-même ? Il y a plus d'intérêt dans les détails, le passé, les passions externes, que dans l'intrigue. J'aimerais maîtriser mon récit. J'aimerais maîtriser ces faits secondaires, et finalement parvenir à les mettre sur le même plan que ce qui est important. Pourquoi effacer l'observateur discret de la scène ?

Les corps musclés, bien proportionnés, qui tournent, dansent, virevoltent... Comment retenir son admiration ? Les gestes s'enchaînent avec précision et souplesse, sans hésitation, sans faux pas. Tant de puissance dans un seul corps, dans un être humain : une merveille de la nature. Comment ne pas en rester envieux ? Pourtant, il faut reconnaître sa défaite : certains sont interprètes et d'autres spectateurs. J'aime regarder les danseurs, mais j'aime encore plus le décrire. Peindre, dépeindre ses mouvements, ses gestes, cet élan de beauté éphémère... Je ne serai jamais danseuse. Mais je ferai en sorte qu'on oublie pas que j'ai vu danser.

Penser à lire Notre Dame de Paris. Il serait temps.

Aube. Beauté du ciel, laideur de la terre. La vérité révélée sous son jour le plus laid, le plus concret, le plus affreux. Le rêve, l'illusion, la beauté encore présents, qui flamboient en un dernier adieu avant de s'éclipser. Chacun retourne à sa vie, à son monde, à son quotidien banal et effroyable.
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# Posté le mardi 13 octobre 2009 00:21

Modifié le mardi 13 octobre 2009 01:38

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Envie de soleil et de rires, de retourner dans le passé, d'être déjà dans l'avenir, de vivre le présent... Le soleil, celui de la mer et de la chaleur, celui de la connivence et de la douceur, qui m'étreint et me caresse de ses rayons flamboyants... Rayon d'espoir et de bonheur. Envie de ciel bleu et de danse, de folie et de liberté. Faire des choses futiles et simples. Ecouter de la musique, être insouciante, oublier le stress et les douleurs qui se rappellent à mon bon souvenir à chaque fois que je commence à croire qu'elles ont enfin disparu. Passer mes journées à écrire et à me balader, faire des photos... Envie d'une vie normale, avec ses rushs et ses joies quotidiennes, enfin d'un été perpétuel, d'un hiver éphémère et paisible, d'un printemps flamboyant aux bourgeons sans cesse renouvelés. Tant de choses me viennent à l'esprit, tant de choses s'imposent dans ma vie, mais elles ne sont jamais celles auxquelles je devrais m'atteler. Assez de trimer sans but, pour la beauté de la chose... Bientôt un break, et j'en serai heureuse. Non non, pas une rupture, un break, et je vous emmerde. Envie de retourner à une vie normale, à une réalité commune, terre à terre. Assez de l'esprit qui s'élève encore et toujours, j'aimerais à nouveau des dimensions concrètes, réalisables...

Les derniers beaux jours d'automne... La pluie déjà s'est abattue sur nos esprits... Abattus. La nuit ne me dérange pas, c'est l'ombre qui m'embête : les nuages, la tristesse ambiante qui fait voir la vie en gris quand il y a tant de couleurs dans le monde. Pourquoi faut-il donc que la mode soit au violet et au gris ? Dans le tram, ils sont tous aussi ternes les uns que les autres. N'y a-t-il plus de vie heureuse, plus de sourires ? Tout me semble faux, mécanique. Quand ai-je vu rire pour la dernière fois ? Un rire simple, sans arrière-pensée, sans souci ou artifice... Sans fatigue, surtout.

J'aime les chansons tristes. Certains artistes ont un talent pour en faire. Leurs autres compositions, je ne les aime pas. Par contre, cette joie douce-amère, ce transport mélancolique me convient souvent parfaitement. Pourquoi, je n'en ai aucune idée. Parfois les situations décrites ne sont pas les miennes et les paroles en général me déplaisent. Cela ne m'empêche pas d'écouter en boucle des refrains sans fin. Je pense que j'aime les choeurs, ce rythme lancinant, cette répétition incessante... Cette profondeur que seule la répétition peut apporter. Cette amplification aussi. Une lente progression avant l'apothéose finale. Finalement, ce sont toujours les mêmes choses que j'écoute.

Un rayon de soleil. Un rire. Un sourire. Mon oeil qui arrête de cligner tout seul. De la joie. Ce n'est pas trop demandé, non ?
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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 04:38

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 04:49

Blake

Blake
To see a world in a grain of sand,
And a heaven in a wild flower,
Hold infinity in the palm of your hand,
And eternity in an hour.

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Some are born to sweet delight,
Some areborn to endless night.
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 04:07